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Contre la criminalisation de l'action syndicale.

 
 
 

Mardi 12 janvier, 8 salariés de Goodyear Amiens ont été condamnés à 9 mois de prison ferme pour avoir retenu 30 heures deux cadres de l’entreprise.

Ni les personnes séquestrées, ni l’entreprise n’ont déposé plainte contre eux. C’est donc de sa propre initiative que le ministère public a décidé de les poursuivre. La criminalisation des actions syndicales est un acte grave de la part du gouvernement, qui tente de donner un exemple en intimidant les personnes syndiquées qui luttent pour la conservation de leurs emplois. Bien que le gouvernement s’en défende au parlement, la différence de traitement dans les médias et les discours politiques entre les ouvriers de GoodYear et les patrons de la FNSEA qui ont détruit des installations publiques en Bretagne illustre le deux poids deux mesures de la justice vis à vis des « violences ». Derrière l’exigence d’un apaisement des relations sociales par le gouvernement, se cache toujours l’injonction à la passivité et à la résignation devant la destruction violente des emplois.  Il s’agit bien d’une justice de classe, qui réprime ceux qui s’opposent aux mutations engendrées par la politique néolibérale du gouvernement, qui défendent leur métier contre les ravages de la dictature du capital, et qui refusent de se résigner à une économie mise sous la tutelle de la finance.

Nous avions déjà eu l’exemple d’une violence sociale exacerbée avec pour illustration les salariés d’Air France en Octobre, et la condamnation ferme de la part du gouvernement sur ces actes. L’idéologie dominante avait orienté l’opinion publique en criminalisant les actes des syndicalistes, mais pas la violence sociale et patronale qui supprimait plus de 1000 postes.
Confrontés aux manifestations médiatiques de la violence que les médias et les politiques condamnent quasi unanimement, sous prétexte que cette violence serait illégitime, il serait facile d’oublier que cette violence ne vient pas de nulle part, et qu’elle est une réaction à une violence discrète, mais implacable. Cette violence qui supprime des emplois, détruit des vies et engendre de la misère, est constamment légitimée et naturalisée par la classe dominante. Le retranchement des salariés dans un tel mécanisme n’est qu’une des conséquences de la détresse sociale et de la violence patronales et sociales dont ils sont victimes.

Les Jeunes Communistes de Paris se joignent au soutien des 8 salariés de Goodyear Amiens, et dénoncent la justice de classe illustrée par cet exemple. Nous vous invitons à signer la pétition adressée à l’exécutif pour la relaxe de ces 8 salariés.
https://www.change.org/p/fran%C3%A7ois-hollande-l-appel-des-goodyear

 

Contre la criminalisation de l'action syndicale.